Espionnage de la patronne d’AREVA, Libération a eu connaissance des PV d’audition des personnes visées par la procédure pénale

Nous apprenons que l’enquête permet de mettre à jour certains comportements blâmables, ce qui ne nous étonnera pas.

 

Toutefois, le quotidien national commet une approximation critiquable, en faisant une nette confusion entre intelligence économique et espionnage, malheureusement source d’équivoque dans l’esprit du grand public.

 

Rappelons que cette affaire est un des volets du dossier URAMIN, qui semblerait être une grande escroquerie autour de pseudo mines d’Uranium rachetées par AREVA, pour laquelle Anne LAUVERGEON, Présidente du fleuron de l’industrie nucléaire, n’aurait pas pris les précautions qui s’imposaient, probablement par précipitation dans un contexte de course effrénée vers les gisements stratégiques.

 

Par suite, elle aurait fait l’objet d’une enquête ayant largement dépassé la simple acquisition d’informations publiques. Le patron de la société qui a opéré cette surveillance clandestine reconnaît avoir utilisé des manœuvres répréhensibles.

 

La question sous-jacente dans cette affaire sera de savoir si, en l’absence de tout ordre formel, un commanditaire pourra être inquiété du fait de tels agissements. En d’autres termes, en cherchant à se laver les mains en externalisant les moyens entrepris peu recommandables auprès de prestataires indélicats, y a-t-il complicité ?

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/11/19/operation-lauvergeon-l-audition-des-espions_861648