Libération évoque le « piège à miel » comme technique de renseignement

http://next.liberation.fr/sexe/2012/11/14/le-piege-a-miel-une-tactique-d-espion-toujours-d-actualite_860428

 

Secrets d’alcôves et confidences sur l’oreiller, pour mieux croquer l’oreille.

 Selon Voltaire : « le lit découvre tous les secrets ».

Pour le quotidien national, et plus généralement les professionnels du sujet, la méthode n’est pas nouvelle et remonte à l’origine des hommes.

Elle appartient aux techniques enseignées sous le vocable « M.I.C.E. » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Renseignement_humain

Un salarié ne peut restreindre l’accès à l’intégralité de son ordinateur

Il est acquis, pour la Chambre sociale de la Cour de cassation, que l’employeur ne peut accéder aux fichiers estampillés « personnel » présents sur l’ordinateur remis au salarié dans le cadre de ses fonctions, sauf à obtenir une ordonnance sur le fondement de l’article 145 du Code de procédure civile, et procéder à son ouverture par exploit d’huissier, en présence du salarié concerné.

Sur ce thème : http://archives.lesechos.fr/archives/2010/LesEchos/20772-82-ECH.htm

 

Dans son arrêt en date du 4 juillet 2012 la Cour de cassation a toutefois limité certains effets pervers de cette mesure : les faits de cette affaire révèlent que le salarié, pour soustraire aux yeux de l’employeur des données présentes sur son ordinateur, avait nommé l’intégralité de son disque dur « données personnelles ».

 

Cette pratique ainsi détournée de son objet n’a pas résisté à l’appréciation du juge suprême.

 

Source : cass. soc. 4 juil. 2012, n°11-12502 D

Pour la CNIL, un employeur n’a plus le droit d’utiliser des systèmes biométriques pour contrôler les horaires de travail de ses salariés

Si l’utilisation de la biométrie n’est pas sanctionnée en tant que telle, en revanche un employeur ne peut l’utiliser pour contrôler les horaires de travail de ses salariés.

 

La CNIL estime en effet qu’il doit y avoir, comme pour toute mesure interne de surveillance en définitive, une proportionnalité du dispositif au regard de la finalité recherchée.

C’est pourquoi, désormais, pour la CNIL, aucune autorisation délivrée par cette autorité ne permet de contrôler les horaires, toutefois le contrôle de l’accès à des locaux professionnels demeure reconnu.

 

Le but affirmé des employeurs est donc désormais contrôlé.

 

http://www.cnil.fr/la-cnil/actualite/article/article/lautorisation-unique-n-au-007-ne-porte-plus-sur-les-controles-dhoraires-des-salaries/

 

 

CNIL délib. N°2012-322, 20 sept. 2012