Quick’n twit !

L’enseigne de restauration rapide a annoncé poursuivre devant les tribunaux le salarié qui se livrait prétendument à des propos dénigrant sur le réseau social twitter.

 

Ces gazouillis (traduction littérale de twit, expliquant en cela le logo reprenant un oiseau) ont fortement déplus aux oreilles de la direction de la chaîne de burgers.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/01/03/97002-20130103FILWWW00423-quick-attaque-un-salarie-qui-twitte.php

 

Juridiquement, cette action devrait probablement être engagée sur le fondement de la diffamation http://demaisonrouge-avocat.com/2012/12/12/diffamation-sur-internet-la-responsabilite-penale-du-producteur-du-site-a-quelles-conditions/ ainsi que cela a désormais été affirmé à plusieurs reprises par la jurisprudence.

La corruption, arme de guerre massive

Dans le prolongement de notre propos relatif au rapport annuel de Transparency International http://demaisonrouge-avocat.com/2012/12/10/trafic-d%e2%80%99influence-n%e2%80%99est-pas-influence/  qui a amené Bernard Carayon à réagir http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/a-la-une/transparency-international-une-%C3%A9thique-%C3%A0-g%C3%A9om%C3%A9trie-variable/ il s’avère que le débat sur la corruption a changé de teneur.

 

En effet, si cette pratique était courante il y a encore quelques années pour des contrats à grande échelle, et pour laquelle certaines multinationales ont été publiquement condamnées, Intelligence Online (IOL n°678 – 12 décembre 2012 « Accusation de corruption, l’arme atomique) affirme que désormais, si son usage a été fortement réduit, il n’est désormais pas rare de voir une entreprise disqualifier et/ou stigmatiser un concurrent en laissant entendre qu’il se livre à de tels actes blâmables, quand bien même cela serait faux.

 

Quand l’accusation de corruption devient anathème pour évincer un concurrent.

Concurrence déloyale dans la téléphonie mobile : sans être free, Bouygues croit avoir tout compris

Notre confrère et ami Thibault du Manoir de Juaye, dans son dernier ouvrage http://www.amazon.fr/robes-noires-dans-guerre-%C3%A9conomique/dp/2847366016 avait parfaitement exposé le comportement « judiciariste » de Xavier Niel, connu pour user de la Justice comme d’une arme d’intimidation et d’influence.

 

Il avait d’ailleurs menacé ses confrères d’agir contre eux sur le fondement de la concurrence déloyale pour dénigrement commercial concernant son forfait illimité.

 

Son rival Bouygues Telecom n’est cependant pas en reste.

 

Ce dernier a annoncé juste avant la « trêve des confiseurs » http://www.lefigaro.fr/societes/2012/12/11/20005-20121211ARTFIG00670-bouygues-reclame-99millions-d-euros-a-free.php, assigner son concurrent Free pour cette même raison, au motif que la campagne de lancement du titulaire de la 4ème licence faisait passer les clients des autres opérateurs pour des « pigeons » et des « vaches à lait ».

La SNCF emprunte des voies léonines

Saisie par le transporteur ferroviaire de fret de marchandises ECD, l’Autorité de la Concurrence (AdlC) a constaté que la SNCF se réservait la part du lion dans l’attribution des « sillons » à l’égard de ses concurrents, ne leur laissant que 30% des créneaux disponibles, quand bien même le transporteur historique n’utiliserait pas les plages qui lui sont dévolues.

 

Ce faisant, l’AdlC a estimé que la SNCF avait abusé de la position dominante et l’a condamnée à une amende de 61 millions d’euros.

 

L’Adlc a notamment relevé que, pour arriver à ses fins, la SNCF avait exploité à son profit des informations confidentielles stratégiques dont elle disposait en tant que gestionnaire des lignes.