Free : l’agressé, agresseur ?

Notre ami Thibault du Manoir de Juaye avait mis en évidence le caractère procédurier de Xavier NIEL, patron de Free, voire sa volonté d’instrumentaliser la Justice à son profit (chapitre « l’Odyssée d’Iliad », in les Robes noires dans la guerre économique, Edition Nouveau Monde, 2011).

 

Ce positionnement semble effectivement se confirmer à nouveau.

 

On se souvient que Free s’est vu attribuer la quatrième licence de téléphonie.

A cet égard, afin d’étudier les impacts éventuels que pouvaient générer cette évolution commerciale et tecnhique, un universitaire enseignant l’économie à Paris II, dans un article publié en juin 2012, a estimé que l’arrivée d’un nouvel acteur allait détruire plus de 50.000 emplois sur 345.000.

 

Mécontent des conclusions de cette étude, Free prétend que les fruits de cette analyse servent les intérêts d’un concurrent qui en aurait été le commanditaire.

 

C’est pourquoi, sur le fondement de l’article 145 du Code de procédure civile, Free a introduit le 15 novembre 2012 une requête pour permettre à un huissier, assisté d’un informaticien, de pénétrer au domicile de l’universitaire et dans son bureau et d’accéder à ses travaux, ce qui a mis en émoi le milieu des facultés.

 

Me Thibault de MONTBRIAL, défenseur de l’universitaire, soutient que « le demande de Free n’a qu’un objet, c’est de dissuader par la terreur judiciaire tous les gens qui viendraient à faire des articles, des analyses sur le marché des télécoms dont les conclusions ne plaisent pas à Free. »

 

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/free-attaque-un-universitaire-pour-denigrement-812106