Quelques considérations sur l’affaire PRISM / Snowden

Sans revenir sur les aspects factuels qui ont mené l’agent Edward Snowden à révéler que la NSA avait conclu un protocole d’accord portant sur la surveillance des flux de communication informatique avec la plupart (sauf twitter ?!) des opérateurs américains de technologie de l’information (Apple, Facebook, …), ce prétendu scandale ne doit toutefois pas surprendre.

 

En effet, au nom de la raison d’Etat, intérêt supérieur de la nation, on estime que le gouvernement doit pouvoir prévenir les atteintes à son information stratégique (cf. wikileaks), comme il doit pouvoir accéder à l’information stratégique de ses ennemis, cela même au détriment des intérêts privés.

C’est même l’essence du renseignement d’état.

Ce droit est a fortiori incontestable pour le plus fort – mais aussi le plus belliqueux, sinon le plus dominateur – des états.

 

On s’étonnera seulement de voir les partisans de la transparence s’émouvoir que celle-ci aille s’introduire dans la vie privée des gens. N’est-ce pas le revers de la médaille ?

 

La véritable leçon à retirer de cette affaire, dont le programme Echelon n’avait été qu’un précurseur il y a quelques années, est que l’Europe doit s’affranchir de son suzerain numérique et créer un véritable projet alternatif et indépendant.

 

Au-delà de l’exception culturelle, il faudrait affirmer une autonomie informationnelle.