« La DGSE n’est pas Big Brother »

 

Lu sur le blog de Jean-Dominique Merchet, secret défense (l’Opininon), une recension de l’entretien accordé par M. Bernard BAJOLET, Directeur de la DGSE, à la Revue Défense Nationale : http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/bernard-bajolet-dgse-n-est-pas-big-brother-8282

Il se voit contraint de justifier notamment des moyens démocratiques employés par la DGSE, qui diffèrent largement des pouvoirs exorbitants de la NSA, révélés par l’affaire Snowden.

Il rappelle ainsi opportunément la mission du service qu’il dirige :
« 1. éviter à notre pays toute surprise stratégique,
2. fournir à nos autorités une expertise de long terme,
3. apporter au processus décisionnel une contribution unique et exclusive,
4. et enfin déjouer la menace de façon opérationnelle ».
(…) « La plus-value de la DGSE est d’apporter aux autorités nationales du renseignement ayant la plus haute valeur ajoutée : une information confidentielle, originale, pertinente et opportune, obtenue par des moyens souverains ou de coopération ».

En cela, l’actuel Directeur ne dévie pas de la ligne que ces prédécesseurs avaient antérieurement tracée.

A cet égard, nous ne résistons pas à l’envie de citer un homme politique, conscient des enjeux posés par cette question :
« Le renseignement est trop souvent perçu dans notre pays comme une contrainte et non comme l’instrument nécessaire au développement de la richesse du pays et à son ambition dans un monde où la France doit affronter une diversité croissante de menaces terroristes ou économiques. » (Michel Rocard, in Si ça vous amuse, 2010).