L’emploi des « Blacklinks », une méthode déloyale et parasitaire mais non contrefaisante

Les moteurs de recherche sur Internet font appel à de puissants algorithmes, s’appuyant sur plusieurs critères. Les résultats sont également obtenus au moyen de liens sponsorisés, Google tirant un bénéfice certain de la commercialisation de ces outils permettant d’améliorer sa présence sur le Web.

 

Mais il faut également compter avec les « blacklinks » qui sont des liens hypertextes invisibles, associés à un mot-clef constituant la recherche de l’internaute, situés sur des sites tiers, pointant vers le site cherchant à augmenter sa visibilité. Ce faisant, ces liens « pirates » permettant de tromper les moteurs de recherche.

 

Au titre des ces blacklinks, certains acteurs tentent de capter les recherches visant leurs concurrents, en usant de leur marque.

A ce titre, la Cour d’appel de Paris (arrêt du 28 mars 2014), saisie pour contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme, a sanctionné un rival pour acte de concurrence déloyale et parasitisme, estimant que le mode opératoire participait à une manœuvre de détournement de clientèle. En revanche, la contrefaçon pour l’usage d’une marque concurrente n’a pas été retenu, jugeant que le lien n’est pas visible et n’est pas utilisé dans les classes de produits et services visées par le titulaire.