Entre guerre commerciale et guerre économique

La politique économique internationale de Donald TRUMP, ramenée à son slogan America first, est une rupture avec celle antérieurement menée par l’administration OBAMA (lequel s’était hâtivement vu remettre un prix Nobel de la paix, qui n’était en aucun cas un prix Nobel de la paix économique).

 

Depuis, Donald TRUMP qui croit davantage au rapport de force économique franc et viril, a ouvert le front d’une guerre commerciale qui ressemble aux luttes économiques faites à coups d’embargos et de droits de douanes comme cela se pratiquait avant l’érection de l’OMC, avec une certaine franchise qui avait depuis lors disparu.

 

C’est dans le cadre de cette suzeraineté économique qui a antérieurement prévalu que la Société Générale a encore été amenée à solder avec le Department of justice (DoJ) un litige à hauteur de 1,3 milliards de dollars http://premium.lefigaro.fr/societes/2018/06/04/20005-20180604ARTFIG00291-la-societe-generale-solde-deux-anciens-contentieux.php

Dans ce contexte, l’IFRI en a déduit que s’agissant des règlementations commerciales et financières US, c’était désormais comply or die https://www.ifri.org/fr/publications/notes-de-lifri/potomac-papers/comply-or-die-entreprises-face-lexigence-de-conformite c’est effectivement la triste réalité.

 

 

De manière bien plus directe, l’administration TRUMP a dernièrement relevé les barrières tarifaires sur les importations d’acier, pénalisant les entreprises européennes et chinoises. En dépit des ententes de façade affichées, aucun dirigeant européen n’est parvenu à infléchir cette position ferme. Aussi, en guise de riposte, le règlement UE n°2018/886 du 22 juin 2018 a frappé divers produits américains importés en Europe. https://www.actualitesdudroit.fr/browse/transport/douane/14275/conflit-usa-ue-sur-l-acier-et-l-aluminium-la-riposte-de-l-ue

 

 

Si les rapports USA-UE sont revenus à ces luttes commerciales, pour sa part la Chine se livre désormais à une véritable guerre économique, revendiquant son statut de puissance économique alternative :

  • Ainsi, Pékin interdit désormais le transfert de données scientifique vers l’étranger ; cela vaut aussi pour les centres de R&D d’entreprises internationales installés au sein de l’empire du milieu ;
  • Dans le cadre de l’expansion de la nouvelle Route de la soie, la Chine a conclu divers accords internationaux avec les pays « traversés) par cet itinéraire commercial, créant de nouveaux modes de règlements des litiges à l’instar de ce que les USA avaient tenté avec le TAFTA.