Concurrence déloyale dans la téléphonie mobile : sans être free, Bouygues croit avoir tout compris

Notre confrère et ami Thibault du Manoir de Juaye, dans son dernier ouvrage http://www.amazon.fr/robes-noires-dans-guerre-%C3%A9conomique/dp/2847366016 avait parfaitement exposé le comportement « judiciariste » de Xavier Niel, connu pour user de la Justice comme d’une arme d’intimidation et d’influence.

 

Il avait d’ailleurs menacé ses confrères d’agir contre eux sur le fondement de la concurrence déloyale pour dénigrement commercial concernant son forfait illimité.

 

Son rival Bouygues Telecom n’est cependant pas en reste.

 

Ce dernier a annoncé juste avant la « trêve des confiseurs » http://www.lefigaro.fr/societes/2012/12/11/20005-20121211ARTFIG00670-bouygues-reclame-99millions-d-euros-a-free.php, assigner son concurrent Free pour cette même raison, au motif que la campagne de lancement du titulaire de la 4ème licence faisait passer les clients des autres opérateurs pour des « pigeons » et des « vaches à lait ».

La SNCF emprunte des voies léonines

Saisie par le transporteur ferroviaire de fret de marchandises ECD, l’Autorité de la Concurrence (AdlC) a constaté que la SNCF se réservait la part du lion dans l’attribution des « sillons » à l’égard de ses concurrents, ne leur laissant que 30% des créneaux disponibles, quand bien même le transporteur historique n’utiliserait pas les plages qui lui sont dévolues.

 

Ce faisant, l’AdlC a estimé que la SNCF avait abusé de la position dominante et l’a condamnée à une amende de 61 millions d’euros.

 

L’Adlc a notamment relevé que, pour arriver à ses fins, la SNCF avait exploité à son profit des informations confidentielles stratégiques dont elle disposait en tant que gestionnaire des lignes.